après avoir taillé en pointe leurs calami, fendaient cette pointe en deux par le milieu, absolument comme sont taillées et fendues nos plumes actuelles. Ils effectuaient cette double opération à l’aide d’un canif (scalprum ou scalpellum librarium), et quand la pointe du calamus venait à s’émousser, ils l’affilaient avec la pierre ponce (pumex, pumicis), ou avec une pierre à aiguiser (cos, cotis).
L’usage du calamus (roseau), pour écrire, a duré jusqu’au vie ou viie siècle[070.1] ; le roseau a été alors remplacé par les plumes d’oie ou d’autres oiseaux. Quant aux plumes métalliques, bien qu’on les regarde comme une invention moderne, elles sont « d’une origine assez ancienne. Rader, dans ses commentaires sur Martial[070.2], dit que, de son temps, on a trouvé, chez les Daces, un roseau d’argent qu’il supposa avoir servi à Ovide pendant son exil. Laissant de côté la partie purement hypothétique de cette assertion, il n’en reste pas moins constaté qu’on a découvert, au xvie siècle, une plume métallique reconnue pour être un ustensile ancien. Au moyen âge, s’il faut en croire Montfaucon[070.3], les patriarches de
