Mot-clé : « Racine (Jean) »

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Le Livre, tome II, p. 122-138

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 122.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 122 [138]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 123.
Pour suite de texte et de note : Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 123 [139]. Source : Internet Archive.

Poètes dramatiques

Poètes lyriques, bucoliques, didactiques, etc.

[II.138.122]
  1.  Crébillon pourrait être supprimé sans inconvénient.  ↩
  2.  On pourrait encore supprimer sans crainte, dans cette bibliothèque « de choix », Clotilde de Surville, Mme Des Houlières, Gresset, Delille, Thompson (plus généralement Thomson), et même J.-B. Rousseau, tous aujourd’hui bien déchus de leur ancienne gloire.  ↩

Le Livre, tome II, p. 099-115

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 099.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 099 [115]. Source : Internet Archive.

vent en toutes rencontres celui qui est leur maître et qui les redresse ; ils sont les dupes de leur vaine curiosité, et ne peuvent au plus, par de longs et pénibles efforts, que se tirer d’une ignorance crasse. »

Rollin (1661-1741) a repris ce même thème[099.1] : « Il vaut bien mieux s’attacher à un petit nombre d’auteurs choisis, et les étudier à fond, que de promener sa curiosité sur une multitude d’ouvrages qu’on ne peut qu’effleurer et parcourir rapidement. »

Et Vauvenargues[099.2] : « Si nous étions sages, nous nous bornerions à un petit nombre de connaissances, afin de les mieux posséder. Nous tâcherions de nous les rendre familières, » etc.

Plus rationnel et meilleur nous semble le conseil de lord Brougham (1779-1868)[099.3] : « Il est bien d’étudier quelque sujet à fond, et un peu de chaque sujet ».

« J’oubliais à vous dire, — écrit Racine à son fils[099.4], — que j’appréhende que vous ne soyez un trop grand acheteur de livres. Outre que la multitude ne sert qu’à dissiper et à faire voltiger de connaissances en

[II.115.099]
  1.  De la manière d’enseigner et d’étudier les belles-lettres, livre III, chap. iii ; t. II, p. 78. (Paris, Vve Estienne, 1748.)  ↩
  2.  De l’amour des sciences et des lettres : Œuvres choisies, p. 199. (Paris, Didot, 1858 ; in-18.)  ↩
  3.  Ap. John Lubbock, le Bonheur de vivre, t. I, p. 64. (Paris, Alcan, 1891.)  ↩
  4.  Lettre du 24 juillet 1698 : Œuvres complètes, t. I, p. 398. (Paris, Hachette, 1864.)  ↩

Le Livre, tome I, p. 302-326

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 302.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 302 [326]. Source : Internet Archive.

Le Livre, tome I, p. 242-266

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 242.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 242 [266]. Source : Internet Archive.

Claude Lancelot, savant de Port-Royal (1615-1695), plaçait en tête des auteurs latins, pour la pureté de la langue, Térence, Cicéron, César, Virgile et Horace. Puis venaient Quinte-Curce, Salluste et Tite-Live.

Mme de Sévigné (1626-1696) était passionnée pour les Essais de morale de Nicole ; puis pour Corneille, « dont je suis folle », écrit-elle[242.1] ; pour La Fontaine, dont les fables « sont divines »[242.2] ; et pour « le grand Bourdaloue[242.3] ».

Selon La Bruyère (1639-1696), « Moïse, Homère, Platon, Virgile, Horace, ne sont au-dessus des autres écrivains que par leurs expressions et par leurs images[242.4] ».

Racine (1639-1699) savait presque par cœur, à l’âge de seize à dix-sept ans, Sophocle et Euripide, dans leur texte original. Il avait déjà chargé d’apostilles les marges du Platon et du Plutarque, édi-

[I.266.242]
  1.  Lettre du 9 mars 1672 (t. I, p. 473. Paris, Didot, 1867). « Vive donc notre vieil ami Corneille ! » écrit-elle encore (let. du 16 mars 1672, p. 477). « Pardonnons-lui de méchants vers en faveur des divines et sublimes beautés qui nous transportent : ce sont des traits de maître qui sont inimitables. »  ↩
  2.  Lettre du 20 juillet 1679 (t. III, p. 463). « On croit d’abord en distinguer quelques-unes ; et, à force de relire, on les trouve toutes bonnes. » (Ibid. ↩
  3.  Lettre du 28 mars 1689 (t. V, p. 366). Voir aussi t. I. p. 141, et passim ↩
  4.  La Bruyère, Caractères, Des ouvrages de l’esprit, p. 10. (Paris, Dezobry, 1849.)  ↩