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Le Livre, tome II, p. 313-329

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 313.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 313 [329]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 314.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 314 [330]. Source : Internet Archive.

« Les ouvrages précieux, qu’il serait impossible, ou du moins très difficile, de remplacer, tels que les manuscrits, les incunables, les chartes, ne doivent pas être prêtés, dit, de son côté, Graesel, dans son Manuel de Bibliothé­conomie[313.1] ; on peut en dire autant des estampes, des dessins originaux et des cartes, pour lesquels une détérioration, même légère, constituerait une irréparable perte. Il faut exclure également du prêt tous les livres qui sont d’un usage courant, les recueils encyclopédiques, par exemple, les lexiques, glossaires, manuels, ouvrages de référence, les répertoires bibliographiques dont se servent les employés de la bibliothèque, enfin les collections, les revues et les publications académiques. Inutile d’ajouter que les livres non reliés, et ceux qui ne sont pas encore catalogués, ne doivent sortir sous aucun prétexte. »

Egger[313.2] conseille, en outre, et avec grande raison, de ne prêter au public « que des livres faciles à transporter », c’est-à-dire d’un format maniable, ne dépassant pas l’in-octavo.

Il va sans dire que tout prêt doit être inscrit sur un registre.

Quant à la durée du prêt, « qui doit toujours être déter­minée »[313.3], elle varie de huit ou quinze jours à

[II.329.313]
  1.  Page 414.  ↩
  2.  Histoire du livre, p. 221.  ↩
  3.  Léopold Delisle, Instructions élémentaires et techniques pour la mise et le maintien en ordre des livres d’une bibliothèque, p. 45.  ↩

Le Livre, tome II, p. 231-247

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 231.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 231 [247]. Source : Internet Archive.

spécialement chargé de rédiger une notice sur sa bibliothèque, et d’en composer le catalogue, à l’adresse de la postérité, travail important, qui devra être, ajoutait-il, « rémunéré d’une manière digne du gouvernement français ».

Ces admirables livres de Motteley, qui avaient été déposés à la Bibliothèque du Louvre, furent dévorés par le feu, durant les incendies de mai 1871.

Parmi les bibliophiles et savants morts des chutes qu’ils ont faites, du haut d’un escabeau ou d’une échelle, en essayant d’atteindre quelque rayon supérieur de leur bibliothèque, — tués ainsi et aussi au champ d’honneur, — on nomme l’illustre bibliothécaire de Dresde, F. A. Ebert (1791-1834)[231.1] ; le marquis de Morante (1808-1868), bibliophile espa­gnol[231.2] ;

[II.247.231]
  1.  Graesel, Manuel de bibliothéconomie, p. 15.  ↩
  2.  Fertiault, les Légendes du livre, pp. 64 et 193.  ↩

Le Livre, tome II, p. 071-087

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 071.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 071 [087]. Source : Internet Archive.

séparées, sur des fiches. Cette dernière méthode est de beaucoup la meilleure ; elle permet de classer ces documents par catégories et laisse toute liberté de rangement. On était jadis d’un avis contraire, et il n’y a pas très longtemps, il n’y a guère qu’un demi-siècle, que l’emploi des fiches est unanimement préféré à celui des registres. Dans son Katechismus, publié en I856, le bibliographe allemand Petzholdt (1812-1891) proscrit les catalogues sur fiches[071.1], aujourd’hui universellement employés, à l’exclusion des autres. Parmi les adversaires des fiches, on compte aussi le chancelier Daguesseau, qui, dans les conseils adressés à son fils sur la « manière de faire des extraits » de ses lectures[071.2], objecte qu’avec des fiches, « il faut avoir toujours devant soi une multitude de feuilles ou de cartes détachées ; et le cabinet d’un homme de lettres devient bientôt ou l’antre de la sibylle, dont les feuilles turbata volant rapidis ludibria ventis, ou la boutique confuse et dérangée d’un Cartier ». Selon lui, la méthode « la plus courte et la plus simple est d’écrire tout de suite (sur un cahier ou recueil) les choses qui nous paraîtront mériter d’être extraites, et de marquer à côté de chaque extrait, sur une grande marge, la matière à laquelle il doit être rapporté ».

[II.087.071]
  1.  Cf. Graesel, Manuel de Bibliothéconomie, p. 254, trad. Jules Laude. (Paris, Welter. 1897.)  ↩
  2.  Op. cit., p. 289.  ↩