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Le Livre, tome I, p. 076-100

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 76.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 76 [100]. Source : Internet Archive.

écrit en 1298, au-dessus d’une copie en onciales de la version grecque de la Bible dite des Septante[076.1]. »

C’est grâce au parchemin que le moyen âge put faire ces admirables manuscrits, ces missels, ces livres d’heures, aux merveilleuses miniatures, qui sont la joie de nos yeux.

Mais ni le papyrus ni le parchemin n’auraient pu aider Gutenberg et ses émules dans leur invention : le papyrus était trop mince et trop cassant, le parchemin, au contraire, trop sec et trop résistant : tous les deux se montraient, comme on dit en termes du métier, trop peu « amoureux de l’encre ».

Le papier, heureusement, avait fait son apparition, et, dès le xiie siècle, était entré en usage : l’imprimerie devait trouver en lui un excellent auxiliaire.

[I.100.076]
  1.  Dr Gow, op. cit., pp. 22-23.  ↩

Le Livre, tome I, p. 060-084

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 60.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 60 [084]. Source : Internet Archive.

num ; mais, à l’exception de ceux qui nous ont conservé des fragments d’Hypéride et quelques passages de poètes et de prosateurs malheureusement fort mutilés, aucun texte important d’auteur classique ne nous est parvenu sur papyrus. Tous nos textes complets d’auteurs de premier ordre sont écrits sur une autre matière, le parchemin[060.1]. »

Le parchemin (pergamena), fabriqué avec des peaux de moutons, de chèvres ou d’ânes, non tannées, mais simplement raclées après macération[060.2], doit son nom à la ville de Pergame, où il passe pour avoir été, sinon inventé, du moins employé d’abord et perfectionné. « Pline rapporte, d’après le témoignage de Varron, que les rois de la dynastie des Ptolémées, jaloux de l’importance naissante de la bibliothèque de Pergame, qui menaçait de rivaliser avec celle d’Alexandrie, défendirent l’exportation du papyrus, ce qui obligea les scribes pergaméniens à adopter une matière nouvelle[060.3]. »

C’est dans le courant du ve siècle avant Jésus-Christ que le parchemin apparut[060.4] ; mais ce n’est

[I.084.060]
  1.  Dr Gow, op. cit., p. 20.  ↩
  2.  « Le parchemin se fait avec la pellicule intérieure de la bête, celle qui adhère immédiatement à la chair, » dit Géraud, op. cit., p. 10.  ↩
  3.  Dr Gow, ibid.  ↩
  4.  Et même bien antérieurement, paraît-il, quinze siècles avant l’ère actuelle. Cf. l’article de M. Albert Maire, Matériaux sur lesquels on écrivait dans l’antiquité, dans la Revue scientifique, 20 août 1904. p. 236.  ↩

Le Livre, tome I, p. 045-069

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 45.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 45 [069]. Source : Internet Archive.

quait[045.1]. Ce mode de fabrication paraît avoir été identique en Grèce et dans le monde romain ; le livre, à Athènes comme à Rome, se composait originairement d’une longue bande de papyrus roulée sur elle-même, nommée en latin volumen, rouleau (au pluriel

[I.069.045]
  1.  Pour l’étude du livre dans l’antiquité, j’ai eu recours d’abord à l’excellent ouvrage de H. Géraud, Essai sur les livres dans l’antiquité, particulièrement chez les Romains, (Paris, Techener, 1840 ; in-8, 232 p.), qui est si abondamment documenté, si soigneusement et consciencieusement fait : on peut dire que l’auteur (mort en 1844, à 32 ans) a passé en revue tous les écrivains latins et grecs, et a butiné tout ce qui se rapporte à la question du livre chez les anciens ; si bien que son « Essai », quoique datant de plus d’un demi-siècle, reste encore et sans conteste le meilleur travail qu’on ait publié sur cette question. J’ai mis aussi à contribution Gabriel Peignot, Essai historique et archéologique sur la reliure des livres et sur l’état de la librairie chez les anciens (Dijon, Lagier, et Paris, Renouard, 1834) ; puis Lalanne Ludovic, Curiosités bibliographiques (Paris, Delahays, 1857), qui s’est, lui aussi, beaucoup servi de l’ouvrage de Géraud ; Lacroix, Fournier et Seré, Histoire de l’imprimerie et des arts… qui se rattachent à la typographie (Paris, Delahays. s. d.) ; Egger, Histoire du livre depuis ses origines jusqu’à nos jours (Paris, Hetzel, s. d.), et le Papier dans l’antiquité et dans les temps modernes (Paris, Hachette, 1867) ; Lecoy de la Marche, les Manuscrits et la Miniature (chap. i et vii) (Paris, Quantin, s. d,) ; Delon, Histoire d’un livre, 6e édit. (Paris. Hachette, 1898) ; Dr James Gow, Minerva, Introduction à l’étude des classiques scolaires grecs et latins, édition française publiée par M. Salomon Reinach (Paris, Hachette, 1890), pp. 18-26, où la question du livre chez les anciens m’a paru bien résumée ; Anthony Rich, Dictionnaire des antiquités romaines et grecques, trad. Chéruel (Paris, Didot, 1873) ; Daremberg et Saglio, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines (Paris, Hachette; en cours de publication) ; etc.  ↩