Mot-clé : « Delille (Jacques) »

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Le Livre, tome II, p. 122-138

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 122.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 122 [138]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 123.
Pour suite de texte et de note : Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 123 [139]. Source : Internet Archive.

Poètes dramatiques

Poètes lyriques, bucoliques, didactiques, etc.

[II.138.122]
  1.  Crébillon pourrait être supprimé sans inconvénient.  ↩
  2.  On pourrait encore supprimer sans crainte, dans cette bibliothèque « de choix », Clotilde de Surville, Mme Des Houlières, Gresset, Delille, Thompson (plus généralement Thomson), et même J.-B. Rousseau, tous aujourd’hui bien déchus de leur ancienne gloire.  ↩

Le Livre, tome II, p. 062-078

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 062.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 062 [078]. Source : Internet Archive.

exemple, au début de son Histoire universelle[062.1], constate, sans s’émouvoir, que certains de ses lecteurs, peu charmés de tel ou tel passage de son récit, « s’en dégoûtent et donnent du pouce au feuillet ».

Il en est, d’ailleurs, qui lisent uniquement comme lisait Guez de Balzac (1597-1654)[062.2], « pour trouver de belles sentences et de belles expressions à recueillir et à enchâsser ».

C’était la méthode de Delille (1738-1813), qui se gênait si peu pour plagier et piller ses confrères, poètes ou prosateurs, anciens ou modernes. Il disait quelquefois, après une lecture : « Allons, il n’y a rien là de bon à prendre ». La prose surtout était pour lui de bonne prise. Un jour qu’il venait de réciter à Parseval-Grandmaison des vers dont l’idée était empruntée à Bernardin de Saint-Pierre, ce que Parseval avait remarqué et objecté : « N’importe, s’écria Delille, ce qui a été dit en prose n’a pas été dit[062.3] ».

Montaigne souvent lisait de cette même façon, dans l’intention, plus ou moins avouée, de faire main basse sur quelque sage maxime ou piquante remarque de Plutarque ou de Sénèque : « Je feuillette à cette heure un livre, à cette heure un aultre, sans

[II.078.062]
  1.  Préface de la première édition, Appendice des Mémoires, p. 236. (Paris, Librairie des bibliophiles, 1889.)  ↩
  2.  Cf. supra, t. I, pp. 129-130.  ↩
  3.  Sainte-Beuve, Portraits littéraires, t. II, p. 100.  ↩

Le Livre, tome I, p. 289-313

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 289.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 289 [313]. Source : Internet Archive.

Le Livre, tome I, p. 273-297

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 273.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 273 [297]. Source : Internet Archive.

tion, et la patrie de mon âme et de mon esprit ! »

Le célèbre orientaliste Anquetil-Duperron (1731-1805), le traducteur du Zend-Avesta et le créateur des études asiatiques en Europe, qui, sans fortune et sans ressources, brûlant d’aller étudier la langue et la religion de Zoroastre, s’enrôla, à vingt-trois ans, comme simple soldat, dans une compagnie expédiée aux Indes, partit avec ces trois volumes dans son sac : la Bible, les Essais de Montaigne et le Traité De la Sagesse de Charron[273.1].

William Pitt (1759-1806), fils de lord Chatham, qui, comme nous l’avons vu[273.2], « s’enchantait de Virgile », se complaisait avec Eschyle ; et son adversaire, Fox (1749-1806), le chef des whigs, se délectait, lui, avec les lettres de Mme de Sévigné[273.3].

Jacques Delille (1738-1813) se passionna d’abord pour le poème de la Religion, de Louis Racine[273.4].

Palissot (1730-1814) considérait le xviiie siècle comme moins fécond en ouvrages de génie que le siècle précédent, mais « il paraît l’emporter du côté des traductions ». Celle de Térence par l’abbé

[I.297.273]
  1.  Edgar Quinet, le Génie des religions, livre II, chap. I, p. 47. (Paris, Chamerot, 1851.)  ↩
  2.  Supra, p. 261.  ↩
  3.  Doudan, Lettres, t. IV, p. 151. (Paris, C. Lévy, 1879. In-18.)  ↩
  4.  Peignot, op. cit., t. I, p. 391. Nous rappelons encore une fois que toutes les particularités et citations dont les sources ne sont pas indiquées sont empruntées à Peignot, Manuel du bibliophile, t. I, pp. 29-413.  ↩