L’Encyclopédie du Livre

Après la publication du Petit manuel de l’amateur de livres, le travail de production marque une pause jusqu’au 21 juin 2016. Affairé à d’autres commandes d’édition, le temps que j’accorde au projet « Albert Cim » est intégralement consacré à la mise au point et à l’enrichissement de la documentation que j’ai constituée et rédigée ; à l’analyse des modèles opératoires appliqués à la fabrication du livre-web ; à la réflexion et à la projection de ses prochains développements.

Pour cette seconde phase, le projet éditorial est d’ores et déjà défini : il a pour objet l’Encyclopédie en cinq volumes, Le Livre1, dont est extrait tout entier2 le Petit manuel. — L’idée d’en proposer une version numérique s’est forgée en même temps que j’initiais la phase I.

Il me fallait seulement, avant d’envisager traiter cette « bible », m’assurer du possible de l’opération, concevoir un modèle, construire une méthodologie, l’éprouver, avant que je décide sa mise en œuvre.

Sans que je n’aie d’urgence à trancher quel cadre et quels moyens seront à donner à ce nouveau développement, — le temps nécessaire à la préparation de la copie m’offre un répit confortable —, je dessine et précise mes intentions, définis mes premiers objectifs :

  • la démarche se devra de conserver son caractère expérimental ;
  • la priorité sera donnée à la mise au point du contenu éditorial ;
  • les modalités de production ambitionneront l’automatisation des processus.

— Je souhaite distinguer, séparer formellement le travail d’édition, le traitement du flux d’informations, des contingences techniques qu’implique la chaîne de production Web.

Deux options me semblent être pertinentes à ce stade :

  1. le réemploi du « berceau » structurel et stylistique
    de la publication du Petit manuel, qu’il me faudra perfectionner
    de fonctions programmables ;
  2. l’utilisation d’un système de gestion de contenu existant,
    assurant l’organisation éditoriale et l’encadrement technique
    de la production, qu’il me faudra adapter.

La première option m’assure un environnement connu et maîtrisé, un résultat formel réglé et contrôlé de la publication. Il m’impose en revanche, la conception intégrale de divers outils, de scripts de prétraitement des données éditoriales, pour répondre à l’impératif d’une « industrialisation » des processus.

À cette approche, conséquente par le temps utile à donner à son développement, complexe à mettre au point, s’ajoute : la nécessaire création d’un système organisant le contenu des ouvrages, la navigation entre les parties qui les composent ; la mise en place d’un principe d’indexation, de recherche dans le texte.

Il vient en suivant, la question de la pérennité du modèle, de son évolution, de sa maintenance.

La seconde option, par l’utilisation d’un système finalisé, éprouvé et optimisé, présente l’avantage d’augmenter arithmétiquement et géométriquement, — sans qu’ils ne soient associés directement, physiquement —, les moyens humains, les ressources intellectuelles servant le projet.

Ce choix nécessite que je détermine quelles fonctions, quelles tâches lui seront attribuées ; quelles adaptations seront requises et permises pour le conformer à mon usage ; quels engagements et quels investissements seront à faire pour l’intégrer, l’appréhender, m’instruire des modalités de son fonctionnement.

Cette éventualité d’un modèle reposant sur un outil de gestion de contenu, développé parallèlement, adjacent au travail éditorial qui fait ma priorité, solutionne en partie, la question de la réduction du temps à accorder aux contingences techniques, impose toutefois, une certaine dépendance à un environnement tiers.

L’interrogation n’a rien de rhétorique : la détermination du modèle à adopter requiert un examen méticuleux des avantages et des inconvénients présents pour chacune des deux options ; suppose une meilleure définition de mes objectifs, de la finalité attendue pour cette nouvelle phase du projet ; présume de considérer avec exactitude, la structure et la nature des contenus de l’encyclopédie ; demande une analyse précise des compétences requises et des moyens disponibles, enfin, d’apprécier et de mesurer mes capacités, les limites de mes interventions.


  1.  Cim, Albert (1845-​1924), Le Livre : historique, fabrication, achat, classement, usage et entretien, 5 vol., Paris, Ernest Flammarion.

    • Vol. I – Historique ; L’amour des livres et de la lecture depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours… 1905 ; vii‑328 p.
    • Vol. II – Historique ; La religion des lettres… 1905 ; 374 p.
    • Vol. III – Fabrication, papier, format, impression… 1906 ; iv-398 p.
    • Vol. IV – Achat des livres, aménagement d’une bibliothèque et rangement des livres… 1907 ; iv-415 p.
    • Vol. V – Usage et entretien des livres.
      1908 ; vii-544 p.

    ↩︎

  2.  Le Petit manuel… : p. 5↩︎

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