Le Livre, tome III, p. 118-132
Par Albert Cim le 22 oct. 1906, 02 h 12 - II. Le Format - Lien permanent
cimonieusement mesurée : l’in-18 est moins encombrant que l’in-8, et, sous un format plus restreint, contient ou peut contenir autant de matière. Il n’y a souvent que les marges qui diffèrent. Cela est si vrai que plusieurs éditeurs, après avoir fait paraître un ouvrage en in-8, le publient en in-18 sans changer la justification, c’est-à-dire la « longueur des lignes[118.1] », et en se servant de la même composition. Exemple : la maison Calmann Lévy pour nombre de ses volumes : Correspondance de Mérimée, comédies de Dumas fils, d’Émile Augier, etc., œuvres diverses du duc de Broglie, du comte d’Haussonville, etc. Ces volumes sont mis en vente d’abord en in-8 à 7 fr. 50 ; puis, lorsque cette vente est épuisée, les clichés provenant des empreintes[118.2] de ces mêmes volumes in-8 servent à tirer les in-18, cotés 3 fr. 50. Ce système a le triple avantage de contraindre les personnes pressées de lire un de ces volumes à le payer 7 fr. 50 au lieu de 3 fr. 50, d’augmenter de cette différence les bénéfices de l’éditeur, et aussi de permettre aux amateurs de grands papiers de satisfaire leur goût.
D’autres motifs militent encore en faveur du format in-18 et le font de plus en plus préférer à l’in-8[118.3] ;
