Le Livre, tome III, p. 076-090

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 76.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 76 [090]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 77.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 77 [091]. Source : Internet Archive.

les réactions multiples, mais d’un effet sûr et rapide.

« Quant à l’altération des couleurs, caractérisée généralement par le brunissement, elle est la résultante de l’action de l’air ambiant : les livres exposés souvent à la lumière du gaz brunissent rapidement. Mais ce qui surtout détériore la couleur du papier, c’est le collage à la résine où cette dernière domine ; alors que, normalement, cette colle ne devrait contenir que 2 pour 100 de résine, cette proportion est presque décuplée ; or, plus il y a de résine, plus vite brunit le papier.

« Les fabricants ajoutent aussi beaucoup de charge dans le papier : on appelle ainsi les substances minérales, à la tête desquelles on peut placer le kaolin. Quand le papier contient plus de 10 pour 100 de charge, les fibres ont de la peine à retenir cette matière inerte ; pour obtenir cette force, on augmente le collage, mais on n’arrive ainsi qu’à produire une résistance factice. Dès que le papier est séché et qu’il a été un peu manipulé, il perd vite la cohésion qu’il semblait posséder[076.1]. »

[III.090.076]
  1.  Cosmos, Revue des sciences et de leurs applications, 15 septembre 1900. p. 320 ; et Revue biblio-iconographique, avril 1901, pp. 206-207. Voir également le Mémorial de la librairie française, 31 octobre 1901, page 604, dont l’article se termine par ces considérations : « … Le rapport de la commission anglaise propose, comme type normal de papier pour les livres, les chiffres suivants : fibres, pas moins de 70 pour 100 de fibres de lin ou de chanvre ; encollages, pas plus de 2 pour 100 de résine : l’acidité finale doit être celle de l’alun pur ; enfin, les matières minérales (cendres) ne doivent pas dépasser 10 pour 100. Il serait à désirer que les fabricants de papiers se conformassent à ces indications, car il est à craindre que les papiers fabriqués avec les procédés actuels soient de détérioration facile et de rapide désagrégation. Les livres ne sont point des produits appelés à disparaître peu après leur apparition ; ils doivent, au contraire, se perpétuer, pour apprendre aux générations futures l’état présent de notre culture intellectuelle. Les éditeurs d’ouvrages que nous appellerons scientifiques, par opposition aux œuvres populaires, doivent donc veiller à ce que leurs fabricants ne leur vendent que des papiers solides et résistants. »  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce texte

Mastodon Mastodon Mastodon Mastodon Mastodon