Le Livre, tome III, p. 075-089
Par Albert Cim le 22 oct. 1906, 01 h 29 - I. Le Papier - Lien permanent
A Londres, la Société d’encouragement aux arts et à l’industrie expose ainsi ses griefs contre les papiers modernes, et nous fournit les curieux renseignements suivants :
« Les publications imprimées sur papier de dernière qualité ne servent guère plus de douze à treize mois ; les éditions à bon marché sur papier ordinaire sont complètement détériorées au bout d’une quarantaine d’années.
« A quoi cela tient-il ? Au blanchiment du papier et à ses procédés actifs. Les fabricants de papier abusent des agents chimiques à l’action violente, qui brûlent le peu de fibres contenues dans la pâte. On pourrait leur adresser les mêmes reproches qu’à nos blanchisseurs, qui brûlent notre linge pour le blanchir plus vite. Il faudrait blanchir le papier comme le linge avec lenteur, modération, prudence.
« Outre cet inconvénient, un autre, non moindre, réside dans les détériorations obtenues par la désagrégation et par l’altération des couleurs.
« La désagrégation résulte des altérations produites dans les fibres du papier sous l’effet d’actions chimiques ultérieures. La pâte de bois, de plus en plus employée comme matière première, est obtenue chimiquement ; elle se dévore elle-même dans
