Le Livre, tome III, p. 071-085

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 71.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 71 [085]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 72.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 72 [086]. Source : Internet Archive.

ou moins foncées qui brûlent et perdent, par conséquent, l’impression qu’on y a mise, » — M. Alfred Lemercier donne le conseil suivant[071.1] :

« On prend un morceau de papier, on le met dans des intercales légèrement mouillées jusqu’à ce qu’il soit, à son tour, devenu humide ; en cet état, on le pose sur une feuille de papier de tournesol : si celle-ci devient d’un ton jaunâtre, c’est une preuve que le papier conserve encore une certaine quantité d’acide ; si, au contraire, la feuille de tournesol ne change pas, c’est que le papier ne contient pas un atome de chlore, et que, par cette raison, il est bon pour l’impression, sans faire courir à l’imprimeur le risque de voir la composition qui se trouve sur la pierre abîmée, et sans exposer l’éditeur à voir à la longue des épreuves [lithographiques], qu’il a souvent payées fort cher, se couvrir de taches qui les détruisent. »

Dans une publication spéciale et particulièrement compétente, la Revue biblio-iconographique, M. Pierre Dauze a traité récemment cette question, « capitale pour les livres, du papier d’imprimerie, et il affirme que, étant donnés les papiers employés par les éditeurs pour leurs tirages ordinaires, on ne trouvera plus, dans cinquante ans, que les vestiges des impressions faites de nos jours[071.2]. Il se demande même si les

[III.085.071]
  1.  Dans le Bulletin officiel des maitres imprimeurs de France, cité par le Mémorial de la librairie française, 4 janvier 1906, page 7.  ↩
  2.  C’est à peu près ce qu’a dit l’éminent administrateur de notre Bibliothèque nationale, M. Léopold Delisle, dans son discours d’ouverture du Congrès international des Bibliothécaires, tenu à Paris en 1900 : « C’est par milliers qu’il faut compter les volumes modernes que la mauvaise qualité du papier a voués fatalement à une mise hors d’usage dans un avenir plus ou moins rapproché. » (Courrier des bibliothèques, 28 février 1901, p. 52.)  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce texte

Mastodon Mastodon Mastodon Mastodon Mastodon